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Qui ne se rappelle pas que pour des plaisanteries et des sottises durant les leçons, pour des moqueries de nos camarades, des bagarres et le non-respect des demandes des enseignants et la non-réalisation des devoirs et pour d’autres comportements spontanés, nous pouvions être privés de quelque chose ? Chaque chose avait son prix. À part la possibilité d’être privé de quelque chose, l’étudiant pouvait être également puni. 

En sortant de l’école, d’un quartier ou d’un district, nous tombons sur des villes et des pays. Ces derniers aiment les barrières. Je crois que ce sont les villes qui ont été les premières à avoir l’idée des barrières. Elles ont été autrefois entourées par des fortifications qui les protégaient contre des attaques de l’extérieur. Les pays ne voulaient pas être pires. Les pays ont jalonné des frontières et ils ont placé des indications de lieux qui pouvaient être passés, ici et là. Donc le business des barrières a obtenu un si grand chiffre d’affaires que l’argent suffisait pour les plus grands chemins près de frontières nationales. Les barrières sont devenues un produit rentable, excellent dans le domaine d’export.

 

Les clôtures et les portails constituent des éléments importants de chaque possession. Des cités-dortoirs modernes, surveillées (apparemment pour des raisons de sécurité) poussent comme des champignons, dans beaucoup de pays dans le monde. En Pologne aussi. Qu’un intrus se tient sur ses gardes ! Quelque fois c’est un fil de rasoir, une version développée du fil de fer barbelé. C’est un type d’enclos agressif, qui causent des pertes chez la personne qui le franchit. Je ne mentionnerais pas le fait de le connecter à l’électricité !

 

Les trains doivent aller aux villes. Les compagnies de chemins de fer doivent poser des barrières par nécessité, afin d’assurer le trajet des trains dans des agglomérations. Il semble que le mot « la barrière » n’apparait plus dans la terminologie de chemin de fer. Sur les passages à niveau il y a des barrages. En effet le mot « barrière » ne sonne pas bien à l’oreille. Il ne reste que  « le mur »  qui a une pire réputation. Ici revient la question urbaine. Le dictionnaire indique que le barrage c’est un petit immeuble à la frontière où autrefois se situait un poste de police et où on collectait des sommes versées pour l’obtention de visas. Varsovie a ses barrages à Mokotów. Ces immeubles se situent toujours près de la place de Unia Lubelska. Autrefois, leur but était de protéger la population contre la peste. Ils ont été construits à côté des plus importantes routes d’entrée. On demandait d’acquitter des droits de douane et des charges fiscales.

 

Les barrages ne bloquaient pas la circulation des personnes, Les barrières et les murs sont les ennemis de la liberté de la circulation. Les barrières retiennent les différents migrants. Et malheureusement, elles bloquent aveuglement les réfugiés. Cela donne à penser, car nous devions être conscients qu’il existe une différence entre les migrants économiques qui essayent de fuir l’extrême pauvreté, et les réfugiés qui fuissent la menace directe qui constitue un danger pour leurs vies. Comment on appelle un homme qui abandonne un plus pauvre village pour se déplacer dans un village voisin plus riche ? Un compatriote. Comment on appelle une personne qui change le lieu de résidence au sein d’un pays afin de trouver du travail ? Évidemment un voyageur.

 

Et quand la même personne arrive à Varsovie de Londres ? Cela dépend de la personne qui parle. Pour un Polonais c’est un émigrant. Pour un Britannique, cette personne est un immigrant. Pour des tierces personnes cette homme est un migrant.

 

Bien. Maintenant revenons aux questions controversées des dernières semaines. Nous savons qu’il est plus facile de parler des affaires qui sont proches pour nous. Comment s’appelle un Polonais qui est parti de la Pologne pour sauver sa santé ou sa vie ? Un réfugié ! C’est-à-dire un migrant spécial. Ben justement ! Autrefois, nous savions en Pologne très bien qui était un réfugié. Il ne s’agit pas des choses qui se sont passées après les insurecctions échues dans le temps des occupations. Il ne faut pas remonter à cet époque si distante. Il faut se référer aux temps de la Seconde Guerre Mondiale. D’où vient la population d’origine polonaise qui vit dans l’Asie centrale ? À Kazakhstan ? D’où viennent les tombes polonaises en Afrique de l’Est, à Tanzanie et à Ouganda ? C’est l’histoire des personnes déportées en Sybérie durant les années de la folie de la dictature d’Hitler et du communisme.

 

La majorité des pays post-socialistes rejette l’introduction des nombres indiqués par l’Union européenne au sujet du placement des réfugiés chez eux. La Romanie, l’Hongrie et la Tchéquie demeurent dans cette tendance égoiste. Les médias en France nomme ceci en tant que syndrome « post-communiste » du rejet des réfugiés. La Pologne ne devrait pas se laisser infecter par cette antipathie, parce qu’elle se vante du christiannisme ; parce qu’elle a bénéficié de ce genre d’aide autrefois ; parce que des milliers de compatriotes vivent à l’étranger ; parce que son réputation dans le monde, c’est, entre autres, « Solidarność ».

 

Quelqu’un a dit qu’il ne dirait rien sur la condition du monde que en tant que voyage des gens par des frontières. Il y a quelque chose dans cette phrase. Durant les périodes les plus difficiles il y a une plus grande mobilité des hommes. Tout récemment, le Pape François a appelé toutes les églises, toutes les communautés religieuses, tous les monastères et les sanctuaires en Europe d’accueillir les réfugiés. Il a déclaré que les réfugiés seront accueillis au Vatican.

 

La différence entre un migrant et un réfugié n’est pas un grand mystère ni une équation mathématique compliquée. Le réfugié est une personne qui peut prouver qu’elle est persécuté, et sa santé et sa vie est en danger. C’est une personne qui abandonne son pays en raison d’un risque justifié d’une persécution de différent genre. Cette personne ne peut pas ou ne veut pas bénéficier de la protection de son propre pays.

 

Cependant, les migrants économiques franchissent les frontières en raison d’un chômage dans leur pays d’où ils viennent et en raison d’une envie d’avoir une vie meilleure dans le pays où ils arrivent. Nous connaissons ce deuxième type très bien, près de la Vistule. Combien de Polonais cherchent un comfort économique dans la Grande Bretagne, en Allemagne ou dans les pays scandinaves ? Il ya des dispositions spéciales pour les personnes qui bloquent la route dans la zone d’habitation. La personne qui empêche la circulation des voitures sur les routes, indépendamment si elle est un piéton ou un conducteur, elle commet une infraction. Il faudrait introduire des dispositions similaires dans l’Union européenne. Aujourd’hui, le pays qui bloque la circulation des réfugiés, devra subir des conséquences.

 

Le fait d’adhérer à l’Union européenne est une décision souveraine. Le fait de prendre de l’argent du budget de l’Union européenne pour construire des autoroutes, pour l’agriculture, pour l’achat des tramways, pour l’industrie minière et pour régler un millier d’autres affaires, c’est le revers de la médaille. La responsabilité pour les problèmes communs de l’Union européenne, c’est l’avers de la même médaille. Le traité d’adhésion prévoit sûrement, comme dans le mariage, le partage des moments heureux et des moments difficiles. Quelque fois la démocracie, apparemment il n’y a pas de meilleure système, se comporte comme un capricieux seigneur. Si on devait poser la question quel pays membre de l’Union européenne voudrait accueillir des réfugiés sur son territoire, on ne saurait pas combien de pays qui l’auraient fait volontiers, nous aurons pu obtenir. La Groupe de Visegrád l’illustre très bien. La démocracie simplement ne marchera pas. Donc il nous reste simplement la décision morale, raisonnable et venant d’en haut.

 

Mamadou Diouf

[Traduction en langue française : Marta Modzelewska]               



Source: www.kontynent-warszawa.pl
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